Voici la sixième des sept catégories de ma classification des jeux de rythme :
Je vais cette fois casser la logique Histoire/Gameplay qui ne correspond pas à ce style de jeu. Une simple explication du concept sera plus pertinente.
La simulation
Le genre « simulation » est plus proche du logiciel que du jeu. Ces programmes, plus ou moins ouverts et complets, permettent à son utilisateur de laisser libre court à ses envies créatives.
Electro Plankton : 2005 – indieszero/Nintendo
Avec des titres comme « Electro Plankton » le jeu vidéo se rapproche de plus en plus des installations numériques destinées à faciliter l’approche de la création musicale. Avec son interface et ses graphismes ludiques, Electroplankton propose une gamme de 10 mini-jeux dont le seul but est de s’amuser avec le bruit. Dans chacun d’entre eux, des races spécifiques de « plankton » viendront réagir de manière particulière aux stimulations tactiles du « joueur ».
Voici quelques exemples très concrets pour mieux imager ce jeu aux harmonies particulières.
- Une plante sort de l’eau, chaque feuille émet un son plus ou moins aigüe. De petits planktons sortent de l’eau et viennent rebondir sur les feuilles. Au joueur de recueillir ces planktons en changeant l’orientation de chaque feuilles pour modifier les sons émis et les rythmes de percussions.
- Une grille de petites flèches envahissent l’écran (un peu à la manière des représentations physiques des champs magnétiques). Ces flèches déterminent le sens de défilement de quelques planktons dont les vitesses sont variables. Lorsqu’un plankton arrive à une flèche, il déclenche le son associé (à cette flèche) et ainsi de suite. L’ensemble créer une harmonie sur laquelle le joueur pourra influer en changeant la direction de chaque flèche; diagonales comprises.
- Le joueur trace une courbe sur son écran tactile en sélectionnant un plankton particulier. Ce plankton émet alors une boucle sonore en fonction du type choisi et de la courbe tracée (longueur, hauteur, inclinaison…). La combinaison de plusieurs de ces planktons peuvent ainsi générer des mélodies assez complexes.
Il existe donc 10 mini-jeux de ce type. Au final le jeu jouit d’une ambiance graphique et sonore très zen où le plaisir n’est pas de battre un score ou un monstre, mais de faire de la création « semi assistée » qui, parait-il, bénéficie de vertues relaxantes. Un jeu qui manque peut être un peu de contenu et dont les possibilités deviennent vite limitées.



