Voici la seconde des sept catégories de ma classification des jeux de rythme :
Le pad instrument
Voici la catégorie de jeux musicaux la plus prisée sur le continent asiatique. Le but est toujours le même, réussir à reproduire un morceau de musique grâce un périphérique de jeu directement inspiré d’un instrument de musique. Gameone, lors d’un reportage sur les jeux de rythme au Japon, attribuera le succès du genre à une recette simple (à propos de beatmania) :
Avoir la sensation de faire de la musique sans en faire, voilà la puissance de ce titre de Konami.
Profitons également d’une citation d’Olivia Fontaine dans Le monde des jeux vidéo, Alpen, 2008 :
Avant cela, la playstation 2 avait commencé avec le EyeToy, camera avec microphone, qui sera l’occasion d’une série de jeux très décalés. Plus récement un casque micro permettait de donner des ordres à la voix dans des jeux comme « LifeLine » ou « Socom US Navy Seals ». Des micros accompagnent la série de jeux de « Karaoke Singstar », et des buzzers accompagnent les jeux de quizz. Sans représenter de grandes révolutions dans l’interaction, cette multiplication des périphériques est annonciatrice d’une nouvelle tendance.
Voici donc les opus les plus connus :
beatmania : 1997 – bemani
Histoire : Voici le premier jeu à pad atypique. Initialement considéré comme une « simulation de DJing », beatmania n’a qu’une vague ressemblance avec certains instruments de composition de musique électoonique comme les « groovebox » (boites à rythme). Constamment classé dans le top 10 des jeux vidéos d’arcade (2009) les plus joués au Japon depuis près de 10 ans, beatmania connait un succès colossale et se décline en plus de 20 versions. Souvent considéré comme le jeu musical demandant le plus gros investissement de jeu, le niveau de rapidité/précisions atteint par certains joueurs japonnais est tout simplement incroyable (vidéo) et son apprentissage rebutera plus d’un novice. Notons que la compagnie « amuseworld » aura créé un jeu quasi similaire (ez2dj) qui aura la particularité de se jouer avec une pédale en plus.

beatmania - 1997 - bemani
Gameplay : beatmania se pratique avec un pad composé de 7 boutons (5 dans les premières versions) et d’une platine. Les boutons sont répartis à la manière d’un mini piano (4 blancs en bas, 3 noirs en haut) et chaque bouton correspond à une ligne verticale dans laquelle les « notes » vont tomber. La couleur des notes, blanches et bleues (et rouge pour la platine), permettent au joueur de mieux se repérer dans l’espace. Enfin, une ligne horizontale en surbrillance représente l’intersection parfaite de l’instant ou le joueur devra valider chaque note.
Chose importante : chaque touche enfoncée correspond à un son et le fait de joueur correctement la « partition » entraînera le bon rendu de la musique. Si le joueur valide les mauvaises touches, il déclanchera des fausses notes, exactement de la même manière qu’en musique. Dans l’absolu le joueur peut créer son propre extrait dans un passage à vide.
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