Musique et réponses à la publicité – Jean-Philippe Galan

J’ai eu l’occasion de lire l’excellente thèse de Jean-Philippe Galan traitant de l’impact de la musique sur la publicité. Si la réflexion même de la thèse ne me concerne pas directement (bien que largement ré-exploitable), son état de l’art représente une source conséquente d’informations sur la nature de la musique et la manière dont elle est perçue et/ou agit sur les individus.

Thèse téléchargeable au format PDF : 460 pages, 1.57mo

Notes / Mémo :

Influence de la musique, au niveau :

Cognitif : Effet sur l’attention, action sur la mémorisation, sur la crédibilité de la source, sur la cohérence du message et, plus récemment, sur les croyances d’images.

Affectif : Influence sur les attitudes et les changements de préférences.

Conatif : Effet sur l’intention d’achat et le choix du produit.

Musique = Source de plaisir émotionnel et intellectuel.

Musique comme expérience esthétique.

PRICE (1986) :

« Contour de la musique »

« Niveau de complexité de la musique »

« Degré de plaisir éprouvé »

« Pressions sociales »

Propriétés :

Fréquence (nombre de cycles, de « voyages complets »)

Amplitude (Distance position initiale / déplacement maximal) Affecte le volume

Longueur/durée (Dimension temporelle)

Dimensions de la musique (expérience à la musique)

Sensorielle : Réaction primaire (taper du pied)

Imaginative : Image / Situation évoquée

Analytique : Examen objectif et logique

Émotionnelle : Sentiments éprouvés

Conative : Volonté de toucher un objet ou relater un souvenir

Nostalgique : Sensation liée à l’expérience passée

Symbolique : Significations véhiculées

Supersigne (Gestalt) (MOLES 1972)

« Réduire la quantité d’information brute en groupant les éléments dans une forme nommée, reçue de l’apprentissage culturel. »

« Moles (1972) explique que l’individu, lorsqu’il traite l’information musicale, construit des formes qui s’échafaudent sur plusieurs niveaux. Chacun de ces niveaux est un regroupement des formes élémentaires du niveau qui lui est immédiatement inférieur. Certains éléments de la musique peuvent agir sur les réponses de l’individu à travers les effets qu’elles ont sur le corps humain. Ces éléments peuvent agir physiquement par les vibrations d’air qu’ils produisent. Ces phénomènes, formes élémentaires, se mesurent le long de trois dimensions précédemment citées : hauteur, niveau, durée. »

« L’impression produite par la mélodie n’est pas la somme des impressions produites par chaque note jouée isolément, elle possède une spécificité que la transposition met en évidence, elle est une qualité de forme » C. Von Ehrenfels 1890

=> Musique appréhendée comme une forme.

Concept de forme musicale => Construction de musique, puzzle, jeu de forme.

Un rythme, une texture peuvent déclencher, chez l’auditeur, la reconnaissance d’une forme. En particulier l’étude de Kellaris et Kent (1993) laisse supposer que la texture est un élément porteur de forme.

Musique comme source de créativité.

Imaginer les interactions en se plongeant dans une ambiance sonore particulière.

« Processus de catégorisation »

« label » = genre musical attribué par l’individu

Choix de la playlist => Agit directement sur l’adoption d’un public précis.

Musique => Groupe social ou distinction

MUSIQUE = ACTIVITÉ SOCIALISANTE (Garcia Bardidia)2002

Recentraliser le projet autour du partage / culture ?

Plaisir de partager ses goûts musicaux.

« Hogg et Banister 2000 suggèrent que la musique peut être utilisée comme indice pour prendre en conscience de l’appartenance à un groupe social »

« Le fait que l’individu appartienne (ou désire appartenir) à un groupe social peut donc l’amener à modifier ses jugements sur la musique afin de se conformer aux normes du groupe »

« La musique déclenche des réactions à la fois sensorielle, affective, cognitive et sociale qui agissent ensemble pour provoquer des jugements et des évaluations de la musique. »

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